Bobo aux deux sens du terme, en l'occurence.
C., appelons le C. comme Casanova, est une caricature d'italien : beau parleur, dragueur, infidèle. J'ai craqué une nuit de janvier l'année dernière, après une certaine quantité de vodka orange (l'abus d'alcool est dangereux pour le self-control) : il m'a papouillée toute la soirée, m'a susurré des mots doux avec son accent si exotique... et je l'ai ramené chez moi. De ce qui suit je me souviens assez peu, mis à part que c'était assez bien : il n'y a pas à dire, les hommes à femmes savent s'y prendre. Premier problème : le lendemain matin : l'individu commence à pleurer sur son propre sort, qu'il a trompé sa copine (alors très loin) (comme si c'était la première fois) et tutti quanti, me faisant jurer le secret. Ce qui est mal connaître les femmes : il est évident qu'une heure après son départ la moitié de la ville était au courant, avec mon aide mais pas seulement vu que plusieurs personnes nous avaient vu rentrer ensemble, et ont supposé à juste titre que nous n'avions pas passé la nuit à jouer aux dominos...
Deuxième problème : il a commencé à m'ignorer totalement lors des soirées, voire à être très désagréable avec moi. C'est vrai : à part sa copine, il ne couche jamais deux fois avec la même fille, j'avais donc perdu tout intérêt. Heureusement pour lui que je ne suis pas une vraie salope, car quelques temps après j'ai rencontré sa copine et j'ai discuté un long moment avec elle, non sans jeter quelques regards perfides au mâle qui n'en menait pas large... mais en bonne âme, je me suis retenue de glisser un "tu sais que j'ai couché avec C. ?" dans la discussion.