Je n'y connais peut-être rien aux hommes. C'est possible. Mais les chaussures... je suis une spécialistes. Comme les sacs, mon armoire en déborde. Elles sont soigneusement rangées dans leurs boîtes, avec leur photo sur le devant pour que je les reconnaisse au premier coup d'oeil. Certaines n'ont jamais été portées (tellement belles, mais tellement inconfortables...), d'autres une seule fois pour une soirée.
Il y en a de toutes les formes : des escarpins, des sandales, des mules, des bottes à talon ou non, des spartiates, des tongs, et même une paire de Converse... A bout rond, pointu (j'avoue un certain faible pour les bouts pointus) ou ouvert.
De toutes les couleurs : noires, blanches, roses, bleues, marron, dorées...
De toutes les matières : cuir, peau, velours...
En psychanalyse, la chaussure est le symbole du sexe féminin. D'où son très prononcé caractère érotique, que les fétichistes poussent à l'extrême. D'où aussi le mythe de Cendrillon (et sa pantoufle de verre, j'y tiens, et non de vair même si l'idée de fourrure est érotique pour certains : Perrault a bien écrit verre et si ceux qui ont perdu leur âme d'enfant objectent qu'il est impossible de faire des chaussures en verre, je leur répondrai qu'il est aussi impossible de transformer une citrouille en carrosse : on est dans un conte de fée, il ne faut pas l'oublier...)